AMATERASU

10 juin 2010

il n'y a jamais d'erreur à proprement parler, non, il s'agirait plutôt de malchance, d'oiseaux de mauvais augure, de poupées violentes vaudou écrasées violées de rouge à lèvres pulpeux, l'erreur est un terme d'hypocrite, de vautours faciles, de médecins sans monde, il n'y a jamais d'erreur parce que c'est une opinion et l'opinion ignore sa portée, l'erreur serait tout au plus une flèche qui se perdrait dans les taillis mystérieux.



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pas le choix tendu le temps tombait s'écoulait lentement frigide, des croix jusque sous les tapis faisaient la joie de quelques gosses chercheurs en herbe de trésors, regard vitreux, dehors gris sale, la tempête ne bougeait cependant plus vraiment à vrai dire le champ était déserté, loin très loin des coquelicots mets délicat et subtil parfum de visions, le chaman attendait devant la porte avec un pied dans le passage déjà.




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15 mars 2010

l’enfance c’est la parole négative inversée repliée étouffée juste un flux de sang dans le cordon juste une totalité errante d’organes flottants l’enfance se jette de là du passé trouble de l’autel des oracles et des pierres droitement sortie de la glaise végétale courbe follicule un ventre du ventre une lave froide sur un parterre basaltique et réel lieu d’abandons d’exodes et d’horreurs étrangères pour toujours plus prégnantes et geysers d’abcès mentaux l’enfance jaillit d’un trait de fusain sur un papier mouillé et dès lors mangé d’immenses failles.

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puissance des fissures éclats de paroles déchues l’oubli révèle annihile le jaune neutre des rues balbutiantes réalités soufflées brusquées celui qui marche ouvre les voies cercles magnétiques l’œil explose cerveau de membres un clocher sur les fenêtres de gouttes l’air est chaud liquide danse-t-il avec le vent carrière trou pyramide souterraine la majesté du corps assoiffé libre évaporation de stances montagnes si vertes si bleues limes du lac informe.






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ça avance entre les lignes les tigres et les algues le fond les formes et fusion quatre mains naissantes pour dégorger le poison du ciel cratères paysages de feux brumes et parfums là dans le proche avenir du flot rouge voilier les yeux sur la mer du cristal sur la table pesante et lourde le bois marbre les fins crevant les moments clairs souvenirs prières et la suite morte toujours ça avance d’une boue épaisse par-dessus l’épaule les os gris et la nappe absente comme le reste comme les autres la seule étendue du regard devant soi.

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14 mars 2010






je veux des alouettes sur falaises et dorer le plat au loin de là-bas sous la main du cœur et des rimes vagues foudres et calcaire mangé de soirs et d’amertumes de regrets et d’enchantements je veux sous les pieds de ce sable humide linceul tout près de la peau des oiseaux à pas de feuilles en perte à pas d’ivrogne châtain clair devenir une poudre étincelante un chant pour toi et de luisantes aubes clairières chevaucher jour et nuit comme une croupe incorruptible éphémère et fébrile et tendre tendre à crever les boyaux d’une silhouette devant la marée et la colère océane je veux poser fronton le torse d’une vie pour te sauver toi et tous les tiens et tes liens millénaires.

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Il n’y a pas de pays esclandres des corps avant de se perdre et dérives les amours ceux qu’ils restent ne laisse pas sous le ciel trop de douceur il faut arpenter d’arrogance et de lierres le sein parce que tes mots seront de chair et de ruines parce que la vie m'échappe aussi le mal ronge le sable m'engourdit parce que le ciel envahit mes yeux et que la lumière manque à crever parce que rien ne compte ne subsiste et ne reste parce que je suis une ombre malgré moi et que les pierres s'enfoncent je veux et exige des mots de toi et des rives nouvelles où porter le regard et la foi et vers un pardon du temps qui engouffre qu'il nous laisse un chant de poussières et des meurtres de poètes tous deux ensemble mordons le noir et le blanc je t'en prie prends force et racines car tous les murs tombent cette nuit.

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13 mars 2010




sourdre trait noir

passant de levure

travers d’une lune

insistante et rageuse

destinée de chutes

l’étang de boue

les bottes ensemble

un fond terrier

des cartes pliées

sous le temps

des regards cyons

rougeâtres et cruels

autant qu’une sabelle

en déploiements




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écriture sur le long

du quai roide

invoqué brusque

au creux de l’animal

sons rapides

vifs éreintants

cœur raccourci

lambeaux jasmin

volant l’être étale

démesuré fragment

peau d’agrume

mangeur de soleil

et dévoration lente

avaleur cannibale

du dernier moment

dernier jadis

encore en vision




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filament torseur immobile

déviance de la lumière repliée

pli de l’onde bordure du noir

fermé bulle de verre

le trou dans la chambre

serrure

puy

présence quelque part

derrière le bois faux

chaleur ténue

bruits incertains

le trou redevenu total

entière défiguration

du sommeil

et de son infernale béance




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les lagunes flambent

terres ailes ombres d’oxydes

le feu vert sol englouti

tout sur le point de pleurer

bruissement des palmes

toile nerveuse

chevauchements vagues

silence du vide

poison de l’artiste

antidote de l’aveugle

frissons de chairs

lignes d’asphalte

au loin là-bas volcan

le bel étalon jusqu’au ciel

mort à ses pieds

pluie de cendres

et petite main serrée

blanche et contrepoint

au chaos des bras de pierres

sur un mauve rougi de ténèbres




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catacombes éplorées

serpent de cils

les traces descendent

lucanes et lucioles

la fougeraie dense

l’étude latente

et la groie sous la peau

les joues scintillent

les strates arc-en-ciel

le chemin est visible

la rondeur des traits

d’un horizon souterrain






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rives dans le mauve

élan du début

l’impossibilité

de la lumière

à stagner seule

sans un bruit

solitude pâle

décadence aquatique

les paupières

moitiés du temps

 laissent closes

l’illusion du matin

et des rêves

dans un grandiose

flou de rideaux

d’opéra rouge





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effluves et liens

sous la braise

forêt les loups

hurleurs ronds

limiers sauvages

zones d’ombres

lueurs vides

le jaune intense

clairière du feu

presque éteinte

presque fumée

grise invisible

dans leur nuit

de receleurs d’âmes





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la terre est profonde

lourde et sensuelle

les pieds la pénètrent

se souillent

lui ôtent l’éventail

d’insectes et de plantes

la terre est une source

humide et grasse

où grouillent

fabuleux êtres

aveugles et vivants

les vers et les taupes

faiseurs de tunnels

et de passages éphémères

piliers entre deux mondes





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une maison de masques

des peintures de guerre

l’angoisse des fenêtres

rideaux fermés

velours de la peur

sur le dos

des yeux

des veines

les volets battants

l’orage crie

sur une danse bleue

cyprès fuyants

les fantômes

en exil





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peaux mortes et le vent

celui des falaises

le rire de la brume

des oiseaux encerclés

la bouche des fleurs

la lumière des sillons

le champ de copeaux

et la silhouette d’antan

les premiers jours

sur les premières lignes

de l’aube rouge

et creusée de cratères





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cheveux sous la ville

errer quelques pertes

fragments les ongles

les grains noirs

l’absence en mouvement

la gorge aussi longue

que les rues

les phares plongent

des ciels sans lieux

il balaie le temps

d’un passage triste

et blanc de son visage

d’ange sombre





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elle était chambre

noire et soliloque

le couloir des portes

sérieuse villa

au plâtre flou

les mots éthyliques

et variés

enchantaient alors

un avenir déjà perdu

jeunesse

habillée de lambeaux

de chair rose

semi-transparente

et couverte de plaies

négatif de la naissance





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le feu sur la route

des cannettes

cadavériques

des bouquins

de philosophes

des verres de sky

à l’arrivée

des départs

vers le zéro absolu

et en musique

le froid

universel





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